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La transformation ou « disruption » digitale est devenu un dossier clé dans tous les secteurs d’activité. Car, dans le contexte de changements radicaux possibles, les dirigeants visionnaires se posent clairement cette question : comment « disrupter » nous-mêmes notre propre organisation en créant une nouvelle activité digitale ? Et comment opérer nous-mêmes notre propre transformation digitale ?

Il est clair qu’il faut d’abord se fixer une ‘road map’ réaliste en se fixant des délais. Les conditions d’une telle migration sont toujours particulières et peuvent être complexes. Un certain nombre d’« attributs » doivent être élaborés. On veillera aussi à observer ceux qui pourraient tenter de vous « disrupter » de l’extérieur.

 

Selon le document de travail proposé par The Economist, 9 étapes doivent être franchies

1 – Créer un modèle économique ambitieux : la rupture en jeu est radicale, telle qu’il s’en produit une par décennie. Trois points de départ sont suggérés : établir un inventaire des initiatives digitales déjà existantes ; démarrer un process d’innovation pour élaborer le nouveau modèle avec le recours à des ressources sur le Cloud, ce qui permet de fournir rapidement un environnement d’expérimentation ; et, enfin, préparer un modèle adéquat, utile pour les futures activités digitales.

2 – Analyser l’écart et évaluer ses forces ainsi que le patrimoine existant dans l’entreprise face au nouveau modèle économique : large base de clients, solide réputation, et forte crédibilité.

3 – Lancer l’exécution du changement digital. Certaines sociétés traditionnelles s’orientent vers des acquisitions ou partenariats pour véhiculer la transformation voulue. Une étude montre que 45% des structures existantes et 53% des « challengers » de l’ère digitale considèrent que la meilleure stratégie consiste à joindre leurs forces.

4 – Définir l’architecture optimale : l’une des options majeures de l’ « auto-disruption » est de déterminer combien d’applications devraient être « shiftées » vers le Cloud. Il ne s’agit pas d’opposer le « on premise » au Cloud mais d’envisager une combinaison hybride.

5 – Mener un audit de la technologie en place : une fois définie la nouvelle partie à jouer, il faut examiner les ressources en place – réseaux, unités de traitement et ressources humaines… Par exemple, certains leaders en termes d’utilisation des nouvelles technologies – comme les assureurs ou les compagnies aériennes – considèrent que les environnements propriétaires reposant sur des serveurs à domicile peuvent constituer un frein.

6 – Construire l’architecture IT : en redessinant leur technologie, les entreprises voient émerger un modèle bi-modal (à deux vitesses). Les sociétés bien en place n’envisagent pas d’abandonner leurs technologies qui hébergent leur base clients, leur patrimoine informationnel et leurs systèmes de back-office. Dans le même temps, leurs clients, dont les attentes digitales ont été forgées autour d’Amazon et Facebook, n’attendent rien d’autre qu’une interface digitale exceptionnelle. Mais certains risques en découlent, et donc c’est là une bonne opportunité pour améliorer le niveau de sécurité.

7 – Fixer la stratégie de sécurité : l’enquête de The Economist révèle que le défi numéro 1 pour les entreprises – qu’elles soient digitales ou non – est la sécurité. Elle doit être orientée vers les activités futures et un certain niveau de menaces prévisibles. Il faut donc introduire une flexibilité face aux cyber-risques à venir.

8 – Maintenir la sécurité durant la transformation, qui implique une période de transition à hauts risques pour les données. Les nouvelles entités que l’on crée ne sont pas nécessairement bien protégées par des pare-feu. Cela implique de mettre en place un solide programme de sécurité.

9 – La transformation est une opportunité : elle est l’occasion de procéder à une escalade des standards de sécurité de l’entreprise. Avec la nouvelle sophistication et la fréquence des cyber-attaques, la sécurité doit être « retissée » sur l’ensemble de l’entreprise. La « disruption » peut être tournée en avantage en termes de sécurité.

 

Accélérer le tempo vers la « disruption »

Il n’y a pas d’agenda unique idéal pour mettre en place une nouvelle activité digitale : il revient à chaque entreprise de fixer le sien.

Mais au moins un élément est clair : l’agilité des nouveaux « disrupteurs » et l’agilité de vos concurrents signifient que la transformation digitale ne peut pas se dérouler comme précédemment.

Et elle devrait s’opérer sur une période de 6 à 12 mois.

C’est un laps de temps très court pour installer une nouvelle activité. Mais certaines caractéristiques du monde digital peuvent enclencher des approches plus rapides que de coutume. Il faut pour cela :

  • tirer avantage des nouvelles technologies – Cloud, Cloud hybride, systèmes virtualisés, etc. ;
  • coopter les « insurgés » – cela peut consister à absorber des concurrents, ce qui peut permettre d’insuffler un nouveau modèle, une nouvelle culture et de nouveaux personnels ;
  • sélectionner et engager de solides partenaires – capables d’apporter ce qui vous manque en termes d’expérience ou d’ « incentive » en interne ; des ressources extérieures peuvent apporter de l’expertise et de l’expérience.

En résumé

Nous entrons dans une ère où la technologie rend possible de nouvelles activités, plus rapidement opérationnelles sur le marché. Le lancement peut se faire à un coût moins élevé et en dépassant la concurrence en termes d’innovation. Mais cela ne se réalise pas en une nuit. Il faut mettre en place un process modulaire, et bien le planifier, selon un agenda rigoureux. C’est là la réalité de l’« auto-disruption » et de la transition vers le digital.

 

Edité par BVEx France

Source : businessvalueexchange.com

 

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