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La France souhaite devenir le leader de l’agro-écologie.

Le projet agro-écologique vise à concilier la performance économique et la performance environnementale. Ces deux aspects doivent être désormais abordés globalement et de manière articulée.

Le projet agro-écologique vise ainsi à produire autrement en repensant nos systèmes de production. C’est un changement des pratiques agricoles, mais c’est aussi une autre façon de penser.

Voici les 10 clés pour comprendre l’agro-écologie: Produire autrement c’est…

Former les agriculteur d’aujourd’hui et de demain: Deuxième réseau éducatif français, l’enseignement agricole. Production agricole, services aux personnes, aménagement du paysage, soin des animaux, agroalimentaire… Autant de métiers variés auxquels l’enseignement agricole prépare. Partout en France, les établissements d’enseignement agricole font évoluer leurs outils pédagogiques pour former les élèves aux méthodes de production alternatives, plus durables économiquement et écologiquement.

Favoriser l’émergence de dynamiques collectives: Pour porter des projets collectifs, il fallait disposer d’un outil structurant ayant pour objectif d’atteindre une double performance économique et environnementale. C’est désormais chose faite avec la création, dans la loi d’avenir, du groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE).

Réduire l’usage des pesticides: La diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires est un enjeu de santé publique majeur mais aussi environnemental et économique. Elle se justifie dans le cadre d’une meilleure gestion des risques sanitaires de la production végétale qui intègre la protection des utilisateurs, des riverains et des consommateurs.

Favoriser une méthode naturelle pour protéger les végétaux: Le biocontôle est un ensemble de méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels. Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, ces techniques sont fondées sur les mécanismes et interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. Ainsi, le principe du biocontrôle repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication.

– Diminuer le recours aux antibiotiques vétérinaires: Les antibiotiques sont aujourd’hui largement utilisés pour traiter les infections bactériennes, aussi bien en médecine humaine qu’en médecine vétérinaire. Mais ils peuvent aussi avoir des effets négatifs pour la santé publique s’ils sont utilisés de façon inconsidérée et générer un phénomène d’antibiorésistance. Le plan écoantibio prévoit un usage prudent et raisonné : seules les quantités appropriées strictement nécessaires aux animaux doivent être prescrites et administrées.

– Engager un développement durable de l’apiculture:  L’apiculture est un maillon essentiel de l’agriculture, puisque 1/3 de ce que nous mangeons n’existerait pas si les abeilles disparaissaient. Sans les abeilles, pas de miel, mais pas non plus de fraises, d’aubergines, de poires ou d’amandes sur les étals des marchés… La France a tous les atouts pour être un grand pays apicole, en agissant à la fois sur la santé de ces pollinisateurs hors pair, sur la biodiversité essentielle à leur environnement et sur la structuration de la filière apicole.

– Valoriser les effluents d’élevage: Fumiers, lisiers, déchets végétaux… autant de co-produits des activités agricoles contenant de l’azote et du carbone, qui peuvent être sources de pollution. Ils peuvent être valorisés à la ferme, comme fertilisants mais aussi pour produire de la chaleur ou de l’électricité grâce à la méthanisation. En plus d’apporter un supplément de revenu, la technique rend l’azote plus assimilable par les cultures et limite les émissions de gaz à effet de serre qui participent au réchauffement climatique.

– Encourager l’agriculture biologique:  L’agriculture biologique est un mode de production respectueux de l’environnement, avec des normes élevées de bien-être animal, qui contribue à la préservation de la qualité de l’eau, au maintien de la fertilité des sols, à la préservation, la restauration, le renforcement et la valorisation de la biodiversité. Reflet de la diversité de l’agriculture française, l’agriculture bio est un secteur économique dynamique et un véritable vivier d’emplois. Elle participe à l’aménagement des territoires et au renforcement des liens sociaux entre les agriculteurs, les acteurs de l’agroalimentaire, les citoyens et les consommateurs.

– Choisir et sélectionner des semences adaptées: Les semences et plants façonnent les systèmes agricoles depuis les débuts de la domestication des végétaux. Le choix de plantes cultivées adaptées aux conditions climatiques, aux sols et aux besoins des premières communautés agraires a permis le développement de l’agriculture, de l’Himalaya au Sahel. Les systèmes agricoles français ne font pas exception à cette règle, et la grande variété des plantes cultivées en France à l’heure actuelle témoigne du souci continu de trouver des espèces et variétés toujours plus finement adaptées aux exigences et contraintes de la production. Le plan permet au secteur des semences de renforcer la durabilité des modes de production, la protection de l’environnement, l’adaptation au changement climatique et le développement de la biodiversité cultivée.

– Utiliser l’arbre pour améliorer la production: Utiliser au mieux les ressources de la nature sans en abuser, c’est adopter l’agroforesterie en faisant cohabiter sur les terres agricoles des productions habituelles (cultures, élevage) et des arbres. En utilisant tout l’espace et toutes les ressources disponibles, cette technique améliore le rendement des terres agricoles. En faisant cohabiter sur les terres agricoles des productions habituelles (cultures, élevage) et des arbres, l’agroforesterie s’appuie sur la complémentarité agronomique entre l’arbre et les productions au sol. Les bénéfices de la technique sont multiples : préservation de la biodiversité, lutte contre l’érosion, atténuation des chocs climatiques, gains de productivité des sols et complément de revenu.

 
source: agriculture.gouv.fr

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