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Le Conseil national du numérique a présenté des pistes visant à sensibiliser les PME à la vente en ligne.

Alors qu’elles représentent 99 % des entreprises françaises, les PME n’étaient que 15, 8 %, en 2015, à avoir amorcé le virage de la vente en ligne, plaçant la France, en la matière, au 13e rang européen. Un retard regrettable alors que « le numérique constitue un vecteur de compétitivité incontournable », a tenu à rappeler cette semaine la secrétaire d’Etat chargée du Commerce et de l’Artisanat, Martine Pinville, devant des responsables économiques. « Il n’est ni réservé aux start-up ni aux grands groupes. »

Pour elle, il est urgent que les petites entreprises s’adaptent aux nouveaux modes de ­consommation. Un constat partagé par Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, qui a, elle, souligné l’importance de « vaincre l’appréhension initiale » du numérique. « Il en va de la quasi-survie d’un modèle économique français reposant sur les territoires, le local », a-t-elle insisté, rappelant que la France, contrairement à d’autres pays développés où « il y a des chaînes partout », dispose d’un vrai commerce indépendant. « Le digital peut l’outiller et le faire vivre », a assuré Axelle Lemaire.

Un retard dommageable

Dans cette optique, le gouvernement a chargé, en mars dernier, le Conseil national du numérique (CNNum) d’élaborer, d’ici à octobre prochain, un plan d’action pour la transformation numérique des petites et moyennes entreprises. Après une enquête menée auprès de quelque 200 PME, le Conseil a établi un premier diagnostic, constitué de cinq « phases de co-construction », présentées par son président, Mounir Mahjoubi : le développement d’une aide financière régionale pour les petites entreprises, la constitution d’un réseau d’ambassadeurs du numériques, la création d’une plateforme de ressources personnalisables (permettant de s’initier au commerce en ligne), la mutualisation pour faciliter l’accès des PME à des compétences numériques incontournables et enfin le développement d’une réflexion autour de « l’e-internalisation », c’est-à-dire la vente en ligne sur des marchés internationaux.

Des idées devant permettre d’imaginer des pistes de solutions, qui seront soumises à une consultation publique en septembre et devant per­mettre de rattraper un retard ­dommageable.

 

Edité par Claire Bauchart, journaliste

Source : lesechos.fr

 

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