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Lors d’un sommet organisé à Bruxelles, les président du Comité européen des équipements de construction (CECE) et le Comité européen du machinisme agricole (Cema), ont présenté aux institutions de l’UE un manifeste comprenant 5 actions européennes prioritaires pour une transition numérique réussie dans le secteur des matériels agricoles et de construction.

Le CECE et le Cema demandent en premier la mise en place par l’Union européenne d’un cadre règlementaire intelligent. En effet, les technologies numériques transforment peu à peu les secteurs et produits de l’agriculture et de la construction. Pour les constructeurs et leurs clients, cela signifie des changements considérables, des défis mais aussi des opportunités. “Nous avons besoin d’un cadre règlementaire qui aide à libérer le plein potentiel de l’économie numérique”, plaide Eric Lepine, le président du CECE. Cette mesure encadrerait par exemple les tests virtuels de machines de sorte que les tests conventionnels pourraient être assouplis ou affinés, ou permettrait de revoir l’exigence actuelle selon laquelle un être humain doit nécessairement être aux commandes d’une machine.

L’autre exigence des deux Comités est la création d’un cyberespace fiable et digne de confiance. Car la transition numérique a besoin d’une approche européenne harmonisée pour pouvoir atteindre un degré élevé d’interopérabilité et de compatibilité avec les technologies numériques et les systèmes en général. Dans cette optique, l’encadrement de l’UE est nécessaire pour établir des règles claires autour de la propriété, de la gestion et de l’exploitation des données numériques mais aussi pour définir le rôle et la fonction des plateformes de cloud. Le Plan européen d’investissement a également son rôle à jouer pour soutenir la compétitivité et intégrer l’innovation dans les domaines de la construction.

A noter que la transition numérique devrait logiquement susciter une demande croissante de travailleurs hautement qualifiés. De fait, le CECE et le Cema réclament que les compétences numériques soient mieux intégrées aux programmes scolaires et dans les programmes liées à la fabrication, l’ingénierie et la construction. Pour faire face à la pénurie de professionnels dans ce secteur en Europe, les Etats membres doivent adopter la même démarche en matière de qualifications et promouvoir la mobilité transfrontalière.

 

Source : constructioncayola.com

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