3li_cloud

Pour comprendre ce que le cloud computing est et n’est pas, il est important de comprendre comment ce modèle de l’informatique a évolué.

À intervalle régulier, les experts et autres futurologues consacrent une technologie en lui inventant un nom qui deviendra le nouveau buzzword . Ainsi, au cours des dix dernières années, nous avons vu émerger des termes tels que : mobile, WYSIWYG, social, ou encore Web 2.0. Certains ont résisté à l’épreuve du temps, mais pour la plupart, ils sont déjà démodés. Une idée a cependant réussi à traverser les vicissitudes de cet océan de buzzwords : le cloud computing.

Comme l’a fait remarquer Alvin Toffler dans son fameux livre The Third Wave il y a déjà presque 35 ans, la civilisation a progressé par vagues (trois à ce jour : la première fut la vague agraire, la deuxième fut la vague industrielle et la troisième est la vague de la connaissance). Chacune de ces grosses vagues comporte par ailleurs son lot de vaguelettes. Dans cette ère de la connaissance post-industrielle, nous sommes à présent au commencement de ce que certains pressentent être l’ère du cloud computing.

Dans son livre The Big Switch, Nicholas G. Carr compare la révolution de l’information à un changement important ayant eu lieu dans l’ère industrielle. Plus précisément, Carr assimile la montée du cloud computing dans l’ère de l’information à la production et la distribution de l’électricité dans l’ère industrielle. Thomas Edison, l’inventeur de l’ampoule électrique avait son laboratoire à Manhattan et y a créé sa compagnie pour vendre ses ampoules. Cette entreprise, qui plus tard deviendra General Electric, proposait aux propriétaires des grands immeubles de Manhattan d’acheter des générateurs pour produire l’énergie qui leur permettrait d’alimenter en électricité les ampoules installées. Tous les soirs, chaque building mettait donc en marche son générateur. Quelques années plus tard, Samuel Insull, l’un de ses collaborateurs, inventa le grid ; au lieu de faire installer à chacun de ses clients un générateur, des centrales électriques ont été construites sur le territoire. Ainsi, l’installation des éclairages était simplifiée, les entreprises n’avaient plus à fournir leur propre énergie, elles se branchaient simplement sur le grid ; le réseau de distribution électrique était né. Les clients ne savaient plus d’où provenait l’électricité et ne s’en souciaient pas. Nicholas Carr soutient que le cloud computing n’est que le début de la même révolution pour la technologie de l’information.

Actuellement, les entreprises disposent de leurs propres ressources informatiques (générateurs électriques). L’avenir qui se dessine cependant est un futur dans lequel chaque organisation pourra tout simplement se brancher au cloud (le grid) pour ses besoins en ressources informatiques. Car en fin de compte, les économies offertes par les services mutualisés deviendront trop importantes pour être écartées, même pour les plus grandes entreprises.

Comme nous l’avons vu, au sein de chaque vague, il existe de nombreuses vaguelettes, et l’ère de l’information en a déjà connu de nombreuses. Ainsi, nous avons débuté avec les mainframes, et évolué vers les mini-ordinateurs, puis sont venus les ordinateurs personnels, et ainsi de suite ; nous entrons maintenant dans le cloud computing. La figure ci-dessous illustre les vaguelettes de l’ère de l’information :


Les vaguelettes de l’ère de l’information

 

Au début des années 2000, le PDG d’Oracle a proclamé que l’ensemble des données des utilisateurs serait stocké dans le cloud et que les PC ne seraient guère plus que des terminaux passifs permettant l’accès au web. Bien sûr, la vision de Larry Ellison ne s’est jamais totalement matérialisée, mais certains de ses aspects sont très présents dans nos vies aujourd’hui.

Prenons les mails par exemple, la plupart des utilisateurs possèdent une adresse mail du type Gmail, Hotmail, Yahoo! ou encore La Poste ; ce sont des services de cloud computing. D’autres bons exemples de notre migration vers le cloud sont Google Agenda et Google Docs. Ces deux services stockent nos données dans le cloud pour nous permettre d’y accéder, quel que soit l’ordinateur depuis lequel nous nous connectons au service. Des services tels que DropBox, Google Drive, OneDrive de Microsoft ou encore hubiC d’OVH nous permettent de stocker et de partager nos fichiers dans le cloud, tandis qu’Office 365 de Microsoft propulse notre suite bureautique dans le cloud.

YouTube, Vimeo et Dailymotion nous permettent de profiter de la vidéo depuis le cloud, tandis que Spotify, Deezer, GrooveShark et autres SoundCloud font de même pour la musique. Google Play Music, iCloud d’Apple et Amazon Cloud Player nous permettent même de stocker nos propres musiques pour les écouter en streaming depuis le cloud partout et tout le temps.

Nous utilisons ainsi au quotidien et souvent sans y prêter attention, de nombreux services hébergés dans le cloud, et ces services facilitent la vie de millions de personnes.
Mais le cloud est loin de n’être réservé qu’aux particuliers. Dans ce Nouveau Monde de l’information, qui requiert une disponibilité permanente, la technologie est devenue la pierre angulaire et joue un rôle critique pour le succès des entreprises. Quelle que soit la taille de l’entreprise, la technologie constitue un avantage économique certain : elle permet d’encourager l’engagement client, d’amplifier la productivité, d’innover et de se différencier de la concurrence. Ainsi, les solutions de cloud computing permettent aux entreprises de réaliser des économies, de simplifier leur structure informatique tout en leur garantissant l’agilité et la flexibilité qui leur est nécessaire pour prospérer.

 

Source : blog.blaisethirard.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *