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41% des sociétés de l’hexagone ont mis en place une stratégie de transformation numérique. Les contraintes techniques ne figurent pas parmi les obstacles majeurs sur ce chemin dont le principal enjeu est l’amélioration de l’expérience et du parcours clients. Il en va autrement de la lourdeur des organisations et du manque de culture numérique des collaborateurs.

Le sujet de la transformation numérique a envahi le discours marketing des fournisseurs de technologies. Mais comment réagissent les entreprises qui sont la cible de leurs argumentaires ? Elles y sont sensibles, à en croire une étude réalisée par l’éditeur BMC Software auprès des 169 sociétés françaises. 41% des répondants indiquent en effet avoir déjà défini une stratégie globale pour mettre en oeuvre la transformation numérique dans leurs organisations. Dans un certain nombre d’autres cas (40%), le mouvement n’est pas encore généralisé mais il existe déjà des initiatives individuelles ou par entités métiers. Au final, seules 12% des entreprises en sont encore au stade de la réflexion.

Maîtriser la disponibilité et l’intégrité des données

Dans l’esprit de 58% des sondés, la transformation numérique a pour principal enjeux l’amélioration de l’expérience client et la fluidification du parcours client. Elle présente également un intérêt en interne en améliorant la performance opérationnelle des équipes (53% des réponses). Pour parvenir à en tirer ces bénéfices, encore faut-il relever certains défis liés à la numérisation du système d’information. Selon 49% des personnes interrogées, la disponibilité et l’intégrité des données est le plus grand d’entre eux. Dans la même logique, ils sont 53,7% à estimer que le risque majeur de la transformation numérique est la perte de confidentialité des données qui pourrait entraîner une perte de confiances des clients.

Au chapitre des obstacles qui se dressent sur la route des entreprises vers une adoption large des technologies numériques, les contraintes techniques ne sont pas perçues comme décisives. En revanche, la lourdeur de leurs organisations et de leur processus arrivent en première position (53,7% des réponses). Le manque de culture numérique des salariés, le déficit de proactivité des métiers et l’inadaptation de la DSI sont également mis en avant.

La DSI doit collaborer avec les autres directions métiers

Et pourtant, 73% entreprises engagées dans la transformation numérique indiquent que la DSI et fortement, voire très fortement, impliquée dans le processus. Elles sont 63% à faire le même constat pour la direction générale. Pour plus de 77% d’entre elles, un rapprochement entre la direction des systèmes d’information et les autres directions métiers est essentiel à la transformation numérique. Dans 69% des cas, elles estiment en outre que la DSI doit faire évoluer ses compétences dans les domaines techniques, managériales et organisationnel. Enfin, elles sont 56% à penser que la DSI doit aussi évoluer vers le rôle d’un courtier de services d’application et d’infrastructures.

 

Edité par Fabrice Alessi, Chef des actualités chez Distributique

Source : distributique.com

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