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Le libre-service à la demande

La notion de libre-service à la demande est primordiale pour les utilisateurs de service cloud. Le libre-service à la demande permet à l’utilisateur d’être en mesure de provisionner, mais également de libérer des ressources distantes en temps réel en fonction des besoins, et sans nécessiter d’intervention humaine.

L’accès universel

L’ensemble des ressources doit être accessible et à disposition de l’utilisateur universellement et simplement à travers le réseau, quels que soient les clients utilisés (serveur, PC, client mobile, etc.). Ceci implique trois prédispositions :

  • Accès utilisateur – afin de garantir que l’accès à une solution de cloud soit perçu comme stable et fiable, il est nécessaire que celle-ci dispose d’un accès haut débit
  • Accès applicatif – en vue de s’assurer que la solution soit en mesure de mettre à disposition de l’utilisateur les autres fonctionnalités du cloud, l’accès au réseau doit être disponible au sein même de la solution
  • Accès opérateur – dans le but de pouvoir maintenir et administrer un système cloud correctement, le fournisseur de service cloud doit pouvoir accéder à celui-ci via le réseau

Ainsi, s’assurer qu’un accès total au réseau est disponible dans tous les aspects d’une solution de cloud est essentiel pour offrir l’ensemble des autres caractéristiques.

Mutualisation des ressources

Les ressources matérielles du fournisseur sont partagées entre les différents utilisateurs du service. Ce partage rend l’emplacement exact des données des utilisateurs impossible à déterminer, ce qui peut poser un véritable problème aux entreprises qui sont soumises à de nombreuses contraintes réglementaires concernant la localisation et le contrôle des données. En contrepartie, les économies d’échelle réalisées permettent de réduire les coûts du fournisseur et donc les dépenses des utilisateurs.

Adaptabilité rapide

L’une des caractéristiques du cloud computing est l’élasticité des ressources. Cette caractéristique permet aux utilisateurs de provisionner rapidement de nouvelles ressources de manière à être en mesure de répondre à une montée ou à une descente en charge soudaine. Il n’est jamais évident de prévoir les ressources qui seront nécessaires à la mise en place d’un service informatique quelconque, en particulier lorsque ce besoin est en constante évolution. Le cloud computing offre ainsi un moyen de fournir les ressources informatiques nécessaires à une évolution ou à un pic d’utilisation de ce service.

Paiement à l’usage

Les systèmes cloud doivent être capables de s’autocontrôler et de se gérer pour permettre l’optimisation interne du système. Pour cela, ils s’appuient sur des mesures de référence obtenues grâce à divers mécanismes de supervision. Ces mesures précises permettent une juste facturation des utilisateurs ; ceux-ci ne payeront ainsi que pour les ressources qu’ils ont utilisées et seulement pour la durée qu’ils les ont utilisées.

Les modèles de service

Lorsqu’il est question de cloud computing, il est souvent fait référence aux termes SaaS, PaaS et IaaS. Souvent désignés comme les principales composantes du cloud, ils permettent de déterminer divers degrés d’externalisation. Détaillons.

Software as a Service

Les méthodes traditionnelles de vente de logiciels nécessitaient que le client paye une licence qui lui permettait d’installer et d’utiliser le logiciel sur son propre matériel. Le client avait également la possibilité d’acheter un contrat de maintenance qui lui permettait de recevoir les correctifs pour le logiciel ou d’autres services de support. Le client était préoccupé par la compatibilité des systèmes d’exploitation, l’installation des mises à jour de sécurité ainsi que par les contrats de licence.

Dans le modèle SaaS, le client n’achète pas un logiciel, mais paye un droit d’utilisation. Ce droit d’utilisation peut être facturé grâce à un abonnement, selon l’utilisation du client, ou même gratuitement (souvent avec des fonctionnalités limitées ou une utilisation commerciale des données). En règle générale, le fournisseur délivre un service complet, que ce soit d’un point de vue matériel, logiciel ou support. L’utilisateur accède au service par l’intermédiaire d’une interface web ou d’un périphérique autorisé. Le client n’a ainsi plus à se soucier de la gestion des licences, de l’installation, de la maintenance des machines, des mises à jour logicielles, ni même des recrutements de personnels compétents dans ces domaines.

En termes d’architecture, la différence la plus importante entre le modèle traditionnel et le modèle SaaS est le nombre d’entités que l’application servira. Le modèle traditionnel est un modèle isolé et mono-utilisateur, ce qui signifie qu’un client achète l’application et l’installe sur un serveur. Le serveur n’héberge que cette application spécifique et seul le groupe d’utilisateur du client y a accès. Le modèle SaaS est un modèle multitenant, cela signifie que l’infrastructure matérielle est partagée entre de nombreux clients différents. Cette architecture maximise le partage des ressources matérielles, mais permet tout de même d’être en mesure d’assurer la distinction des données appartenant à chaque client.

Platform as a Service

Dans le modèle PaaS, le fournisseur de service cloud offre un environnement de développement aux développeurs d’applications qui auront également la possibilité de distribuer leurs services à travers la plateforme du fournisseur. Le fournisseur met à disposition des APIs permettant d’instancier une plateforme adaptée aux besoins du client et propose souvent des canaux de distribution et de paiement. Cela permet au client de profiter de canaux de distribution efficaces pour un faible coût d’entrée.

Le Platform as a Service peut être vu comme une variante du Software as a Service dans lequel l’environnement de développement serait proposé en tant que service. Les développeurs utilisent les outils du fournisseur pour créer leurs propres applications, ils peuvent souvent créer des applications web sans avoir à installer le moindre outil sur leur poste de travail. Ensuite, ils ont la possibilité de déployer leurs applications sans pour autant avoir besoin de disposer de compétences en administration système ; cela permet aux développeurs et aux petites entreprises de déployer des applications web sans pour autant devoir supporter la complexité et les coûts engendrés par l’achat et la configuration de serveurs.

En résumé, les solutions de PaaS sont des plateformes de développement pour lesquelles l’outil de développement lui-même est hébergé dans le cloud et accessible via un navigateur. Elles offrent la possibilité aux développeurs de concevoir des applications web sans requérir une expertise spécialisée.

Infrastructure as a Service

Dans le modèle traditionnel des applications hébergées, le vendeur fournit au client toute l’infrastructure nécessaire à l’exécution de ses applications. Souvent, cela implique d’acheter ou de louer des serveurs dédiés à une seule application spécifique.

Le modèle IaaS fournit également l’infrastructure nécessaire à l’exécution des applications, mais l’approche du cloud computing permet d’offrir un modèle du type paiement à l’usage ainsi que la possibilité de redimensionner son instance en fonction du besoin actuel.

Du point de vue du fournisseur d’IaaS, ce modèle lui permet de construire une infrastructure qui gère les pics et les creux de la demande de ses clients et d’ajouter de nouvelles capacités au fur et à mesure que la demande globale augmente. Il facturera ensuite le client pour les ressources qu’il a réellement consommées.

Le client, lui, loue une ressource, il choisit le nombre de cœurs CPU, la quantité de mémoire vive et l’espace disque de cette dernière. Cette instance qu’il loue ne lui appartient pas, savoir comment celle-ci est gérée en interne n’est pas non plus de son ressort, elle est peut-être sur un serveur de dernière génération, ou sur une machine en fin de vie, peut-être a-t-elle même été migrée de serveur en serveur pour finalement changer de data center ? En réalité, la seule chose dont le client veut être certain, c’est qu’il profitera des ressources et de la disponibilité que le fournisseur d’IaaS lui a garanties ; car en fin de compte, toutes ces problématiques techniques, il a choisi de les sous-traiter à un professionnel.

En résumé

Dans le modèle classique, l’utilisation de logiciels d’entreprise classiques nécessite des investissements matériels (coût des locaux, des serveurs, du matériel de sauvegardes, des équipements réseau), logiciels (coût d’achat des licences, coûts annuels de l’assistance, des mises à jour, des changements de versions) et humains conséquents. En contrepartie, l’entreprise garde son indépendance et une totale maitrise de son infrastructure.

Avec le modèle IaaS, le prestataire héberge l’infrastructure informatique de l’utilisateur ou plus généralement de l’entreprise. Cette dernière peut gérer à distance son infrastructure comme si celle-ci se trouvait dans ses propres locaux, les contraintes matérielles en moins. Le prestataire s’occupe ici de la virtualisation, du stockage, des réseaux, du matériel, et de la continuité de service.

Le PaaS désigne de manière générale l’environnement fourni par le prestataire au client. C’est un socle fonctionnel et prêt à l’emploi qui lui est mis à disposition. L’utilisateur aura donc la possibilité de gérer ses applications au sein de celui-ci.

Enfin, le SaaS consiste à fournir des applications hébergées et accessibles en ligne par le biais d’un navigateur web. Les logiciels se présentent sous la forme de services. Une inscription et le paiement d’un droit d’accès permettent généralement à l’utilisateur d’exploiter ces derniers.

 

Source : blog.blaisethirard.com

One thought on “Les caractéristiques essentielles du cloud

  • 27 décembre 2016 à 12 h 21 min
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    Les explications sont trés claires,j’aimerais donner des détail sur PaaS,merci d’avance

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