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Le monde moderne de l’internet et du World Wide Web est composé de centaines de milliers de serveurs répartis dans des milliers de data centers dispersés aux quatre coins du monde. Nous faisons appel à ces serveurs en permanence pour discuter avec d’autres personnes, jouer à des jeux, consulter l’actualité, envoyer des mails, etc. Lorsque depuis notre navigateur nous faisons l’une de ces activités quotidiennes, nous accédons à un programme s’exécutant sur un serveur. Mais où ce programme s’exécute-t-il réellement ? Où sont les données ? Où sont les serveurs ? Ils sont quelque part, là-bas, dans un data center, quelque part dans le monde. Nous ne savons pas où, et plus important encore, nous ne nous en soucions pas ; et il n’y a absolument aucune raison pour que nous nous en inquiétions. Ce qui compte pour nous, c’est que nous pouvons utiliser les logiciels et accéder aux données chaque fois que nous en avons besoin.

C’est l’idée fondamentale du cloud : les programmes et les données sont sur un serveur, quelque part, nous ne savons pas où et cela nous importe peu.

Mais pourquoi appeler cet ensemble de ressources « cloud » ? Un nuage est une immense réserve de minuscules gouttelettes d’eau. Certaines de ces gouttelettes tombent dans nos jardins, apportant de l’eau à nos arbres et nos pelouses ; d’autres s’écoulent et s’infiltrent pour venir emplir les nappes phréatiques à partir desquelles nous puisons notre eau potable. Et les nuages eux-mêmes se développent à partir de l’eau évaporée, qui provient de partout. Tout ce que nous voulons, c’est assez d’eau dans nos jardins pour garder nos plantes en vie et assez d’eau dans nos aquifères pour avoir de l’eau potable. Nous ne nous inquiétons pas de savoir quel nuage va nous apporter la pluie ; cela nous est égal. Nous ne nous inquiétons pas non plus de savoir de quelle partie du globe l’eau provenait ; c’est de l’eau. Les gouttelettes sont toutes les mêmes ; d’ailleurs, ne dit-on pas « se ressembler comme deux gouttes d’eau » ? Tant que nous en avons suffisamment, nous sommes heureux.

Ainsi, nous pouvons faire un parallèle avec cette nuée de data centers répartis sur l’ensemble du globe, tels des nuages. Les plus grands acteurs de l’informatique tels que Google, IBM, Microsoft, Amazon ou Yahoo! possèdent des milliers de machines connectées en réseaux qui exécutent toutes sortes de programmes. Chacun de ces centres est un nuage, et chaque processeur, chaque disque dur est une goutte d’eau dans ce nuage. Dans le monde des nuages, lorsque l’on écrit un programme, nous ne savons pas sur quelle machine il va fonctionner. Nous ne savons pas où les disques qui stockent les données sont, et nous n’avons pas besoin de le savoir. Nous avons juste besoin de savoir de combien de gouttelettes nous avons besoin.

 

Source : blog.blaisethirard.com

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