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Le Syntec Numérique a constaté en 2016 une progression de 2,8% des facturations du secteur de l’IT qui s’établissent ainsi à 52 Md€. Malgré un contexte troublé, le syndicat estime qu’elles progresseront encore de 3% l’an prochain.

Le secteur français de l’IT va de mieux en mieux. C’est en tout cas ce qu’observe le Syntec Numérique. Le syndicat patronal qui regroupe près de 80% des éditeurs, des ESN et des sociétés de conseil présents sur le marché français a constaté une hausse de 2,8% des facturations dans le secteur (tous les chiffres proviennent d’IDC France). Elles représentent ainsi 52 Md€. « La croissance est là et augmente maintenant tous les ans », se réjouit Godefroy de Bentzmann, le président du Syntec Numérique, lors d’un événement organiser mercredi 16 novembre à la Maison de la Mutualité, à Paris. Ainsi, le syndicat anticipe une hausse de 3% pour l’an prochain, largement supérieure à la moyenne en Europe de l’Ouest (+1,2%). « Nous émettons toutefois quelques réserves au regard de différents événements tels que le Brexit ou les élections présidentielles aux Etats-Unis et en France qui pourraient peser sur ces chiffres », tempère Godefroy de Bentzmann.

Chaque marché est en outre en progression. Pour les ESN, qui représentent 61% du secteur en valeur, les facturations sont en hausse de 2,5%. Les éditeurs (22% du secteur) voient quant à eux leurs revenus progresser de 3,5%. Enfin, les sociétés de conseil affichent pour leur part une croissance de 2,8%. Pour l’an prochain, le Syntec et IDC estiment que ces trois secteurs rencontreront des hausses respectives de 2,6%, 4% et 3,2% de leurs facturations.

La transformation numérique en guise de locomotive

Cette relative bonne santé du marché IT s’explique tout simplement par les besoins accrus des entreprises en matière de transformation numérique. « Pour preuve, les budget des DSI n’ont jamais été aussi élevés », déclare Godefroy de Bentzmann. Ainsi, 84% des décideurs IT constatent que leurs budgets sont stables ou en augmentation. « C’est une très bonne nouvelles après de nombreuses années où les directions exécutives n’ont fait que passer des coûts des rabots dans les dépenses IT », ajoute le président. Et les DSI ne sont d’ailleurs plus les seuls à tenir les bourses. Les métiers auront en effet généré directement près de 32% des dépenses en IT en 2016, une tendance qui devrait s’accentuer dans les prochaines années.

Autre indice révélateur de ce besoin de transformation et d’innovation. Les dépenses dans les Smacs (Social Mobile Analytics Cloud Security) tireront à elle seul la croissance du secteur. Elle devrait progresser de 15% en 2017 contre seulement 0,5% pour les autres dépenses. Les projets Smacs représenteront ainsi 19% des projets IT en France.

 

 

Edité par Oscar Barthe, journaliste

Source : distributique.com

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