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La production de blé tendre atteint 40,4 millions de tonnes.
Le blé dur, l’orge et les pois ont satisfait les attentes des céréaliers.

La récolte de blé tendre a battu tous les records cette année en France et dépasse pour la première fois les 40 millions de tonnes (40,4 millions de tonnes), selon les estimations publiées vendredi par FranceAgriMer. « Les moissons étaient quasiment achevées dans toutes les régions à la date du 10 août. Elles se sont globalement déroulées dans de très bonnes conditions », note l’établissement public des produits agricoles et de la mer.

La performance de la France, l’un des premiers producteurs mondiaux, s’explique par l’effet conjugué d’une nette hausse des surfaces cultivées, à 5,2 millions d’hectares (+ 3 %), et d’un rendement très élevé (78,3 quintaux par hectare). Celui-ci a notamment été excellent en Ile-de-France et au nord de la Seine. Quant à la qualité de la récolte, les teneurs moyennes en protéines sont jugées satisfaisantes pour les exigences des marchés à l’exportation.

Les fortes températures du début de l’été ont un temps fait craindre pour la qualité de la récolte. « Le manque d’eau n’a finalement pas impacté les cultures, car il est intervenu hors période critique », note FranceAgriMer dans son communiqué. Les hauts niveaux de production du blé, associés à une qualité satisfaisante et à la faiblesse de l’euro, devraient permettre aux céréaliers français d’enregistrer de bonnes performances à l’exportation, même si le début de campagne risque d’être difficile face à l’Ukraine et à la Russie, où les récoltes ont été excellentes et où les monnaies sont fortement dépréciées.

Des rendements « bons à excellents »

Dans le sillage du blé tendre, les autres cultures ont globalement donné satisfaction aux céréaliers, avec une récolte qui s’élève respectivement à 1,8 million de tonnes (+ 21 %) pour le blé dur, 12,5 millions de tonnes pour les orges de printemps et d’hiver (+ 8 %) et 5,1 millions de tonnes pour le colza (- 7 %). Hormis pour le colza, « les rendements des céréales à paille sont bons à excellents en 2015 », résume FranceAgriMer.

La sécheresse aura en revanche un fort impact sur les cultures de maïs, dont la floraison plus tardive que le blé a pâti du manque d’eau (lire ci-dessous). La moisson devrait à peine atteindre 13 millions de tonnes, contre 18 millions de tonnes l’an dernier – une année record -, soit une déperdition d’un quart, prévoient les analystes d’Agritel. L’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) est légèrement plus optimiste, avec une prévision de 13,6 millions de tonnes.

Cette perte de volume en France tombe mal, même si les prix mondiaux du maïs sont mieux orientés que l’an dernier. « Avec cette récolte, il ne faut même pas imaginer exporter vers l’Espagne ou l’Europe du Nord cette année : la tonne de maïs brésilien est 30 euros moins chère à l’arrivée dans les ports espagnols », explique Antoine Gautier, analyste au sein du cabinet Offre et Demande Agricole.

 

Source : lesechos.fr

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