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Gagner en agilité en supply chain se révèle essentiel pour répondre aux nouveaux enjeux du commerce, où les flux s’accélèrent. Et cela ne peut se faire qu’au travers d’une transformation digitale. D’après une étude GT Nexus et Capgemini Consulting, si 70% des dirigeants ont entamé des projets dans le domaine, seuls 5% se disent satisfaits des résultats obtenus.

D’après l’étude de GT Nexus et Cap Gemini Consulting, d’ici 5 ans, les entreprises partageront plus de données avec les fournisseurs qu’aujourd’hui (94 %) ; collaboreront plus étroitement avec les fournisseurs (94 %) ; les impliqueront plus dans le processus de planification (89 %) ; auront une meilleure visibilité en temps réel des processus des fournisseurs (87 %) ; et attendront des fournisseurs qu’ils investissent plus d’argent dans leurs systèmes TI locaux (matériel, logiciels) (86 %).

Pourquoi parler aujourd’hui de rupture numérique et digitale, alors qu’internet existe finalement depuis plus de 20 ans ? “Parce que l’on arrive sur un point de convergence de différentes technologies : cloud computing, big data analytics, internet des objets, impression 3D, drones, voitures autonomes… explique Boris Felgendreher, directeur marketing EMEA de GT Nexus, une plate-forme de collaboration interentreprises, en préambule de la présentation de l’étude Transformation digitale de la supply chain : état de l’art et perspectives. Chaque technologie peut amener de la rupture, mais en les combinant on arrive sur une tempête digitale qui va créer de la rupture dans les modèles économiques des entreprises.”

GT Nexus et Capgemini Consulting se sont penchés justement sur la transformation digitale de la supply chain de 337 entreprises dans le monde. “La transformation digitale est l’un des enjeux clés du moment, assure Mathieu Dougados, directeur associé senior en charge de l’entité Operation Excellence chez Capgemini Consulting. En revanche, les études existantes portent sur la digitalisation des organisations ou des relations entre les entreprises et les consommateurs, mais il existe une troisième catégorie avec les relations B to B. Le succès d’une compagnie ne repose plus sur un effort soutenu uniquement par une entreprise, mais par une multitude de partenaires fonctionnant en éco-système.”

L’étude révèle une prise de conscience générale sur l’importance de la digitalisation de la supply chain et 70% des sondés ont initié une transformation digitale. “Reste à voir ce que l’on met derrière… précise le consultant. Les entreprises n’ont pas toutes la même ambition sur le sujet. La grande question pour elles consiste à identifier les actions à mettre en place pour garder sa supply chain agile.”

 

 

4 leviers identifiés dans la transformation digitale

Parmi les leviers identifiés quatre technologies ont été mis en avant dans l’étude par les entreprises : les outils/ plateformes de visibilité de la supply chain, les outils d’analyses Big data, les outils de simulation et le cloud.

 

 

La technologie cloud est un moteur clé dans la transformation digitale, particulièrement dans une supply chain étendue. Or, 2 entreprises sur 3 déclarent que seulement 25% de leurs logiciels sont en mode cloud. “On est loin de la généralisation, précise Céline Bonniot, directrice marketing France et Benelux de GT Nexus. Et autre surprise, 48% des sondés restent sur des modes d’interactions traditionnelles : téléphone, fax, échange d’emails… C’est en contradiction avec les besoins actuels de la supply chain qui doit être agile pour prendre des décisions rapidement face aux aléas logistiques.”

D’ailleurs, l’accès aux données reste encore très marginal puisque les entreprises annoncent accéder à seulement 15% de leurs informations supply chain. Elles investissent toutes pour atteindre 54% d’ici 5 ans.

 

 

 

Quelles perspectives sur la digitalisation de la supply chain ?

D’après Mathieu Dougados, la priorité des sociétés portent sur la gestion en temps réel et leur capacité à réorienter les flux, selon la production et la connaissance de ses clients. Par ailleurs, le consultant souligne que les schémas logistiques autrefois conçu pour durer 3 à 4 ans ne fonctionnent plus.

“Les entreprises doivent se doter des moyens pour faire évoluer plus rapidement leur supply chain, précise le consultant. On n’est plus du tout sur les mêmes méthodes que dans les années 1980 où il s’agissait d’implanter un ERP. Cela demande une transformation plus profonde de l’entreprise. De plus, l’entreprise doit se focaliser sur des objectifs précis, réalisant des Proof of concept (POC – pilote). Et in fine c’est l’ebitda qui compte, la société doit pouvoir arrêter une initiative si elle ne rapporte pas. L’état d’esprit doit être « Fail Fast, succeed faster » (ndlr : échouer rapidement, réussir encore plus vite). Ces termes sont certes à la mode mais cette approche reste très compliquée à mettre en place à l’échelle non d’un département mais d’une entreprise. Cela doit partir impérativement du comité exécutif.”

 

 

Edité par Clotilde CHENEVOY

Source : lsa-conso.fr

 

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