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Un détenteur d’animaux (bovins, caprins ou ovins) peut être soumis à des contrôles de conditionnalité même s’il ne demande pas d’aide à la PAC.

La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs organisaient une demi-journée d’information pour mieux aborder les contrôles administratifs.

De la pédagogie. C’était l’objectif de cette initiative lancée par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs des Deux-Sèvres, qui s’est déroulée mardi dans la ferme d’un éleveur près de La Chapelle-Bertrand. L’après-midi était organisée autour de trois ateliers, avec pour chacun une thématique différente : dans la chèvrerie, on parle identification des animaux. Une étape cruciale pour les éleveurs, qui conditionne la traçabilité des produits qui circulent sur le marché.

“ On doit se justifier en permanence ”

Un deuxième atelier, consacré à la santé et au bien-être animal, avait pour objectif de clarifier certains points concernant la pharmacie des agriculteurs, qu’ils ne maîtrisent pas toujours.
Le troisième groupe, et non des moindres, avait pour thème l’environnement et les mises aux normes des exploitations. Épandages, fumier, nitrates… Un panel de directives et de normes face auxquelles les éleveurs sont très souvent perdus voire noyés, et qui n’est pas sans rappeler les revendications récentes des syndicats agricoles au sujet des trop nombreuses contraintes que l’État inflige au monde paysan.
« On explique ou on rappelle quelles procédures ils doivent suivre et quels documents fournir », précise Alain Chabauty, président de la FNSEA 79. Des contrôleurs et des représentants des différentes administrations qui opèrent ces contrôles à l’échelle du département étaient également présents pour partager les doutes des éleveurs, mais également apprendre à opérer un contrôle serein. « Certains contrôles se passent bien et d’autres moins, juge Julien Chartier, des JA 79. Ces ateliers ont un but pédagogique pour les éleveurs comme pour les contrôleurs ».
Au milieu des cahiers sanitaires, phyto-vétérinaires ou encore de fertilisation, les démarches administratives sont nombreuses et souvent imprévisibles pour les éleveurs. « On est parfois prévenus d’un contrôle seulement 48 h à l’avance », déplore une participante, éleveuse de bovins. Une autre parle de véritable « hantise » des contrôles.

Des questions et beaucoup d’appréhension

Étonnamment, c’est la première initiative de ce genre que les syndicats et l’administration prennent dans le département. En cause, selon Alain Chabauty, « de plus en plus de questions mais aussi d’appréhension » vis-à-vis des contrôles, qu’il faut selon lui « démystifier et vulgariser ».
« Si un veau naît pendant une période où les naissances sont rares, on peut oublier de le déclarer », donne en exemple le président. Une masse de documents et des délais souvent ingérables, qui donnent aux éleveurs l’impression de devoir rendre des comptes pour chacun des gestes faits au quotidien.
« On doit se justifier en permanence, explique Jean-François Bernard, qui accueille ces ateliers dans sa ferme de la Touche. C’est comme si on était déclaré coupable tant que le contrôle n’était pas effectué et validé ».

 

Source : lanouvellerepublique.fr

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