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Parce qu’ils occupent une position stratégique dans l’entreprise, d’une part en étant consommateurs de technologies, et d’autre part décisionnaire en matière de gestion des coûts et des dépenses, les DAF forment une des pierres angulaires de la transformation numérique des entreprises.

Jusqu’alors maîtres des dépenses et des politiques de contrôle des coûts, ils sont aussi à la base de la très courue maxime « faire plus avec moins », à laquelle sont confrontés nombre de DSI. De là, nait une relation de plus en plus étroite en ces deux mondes : car sans collaboration ni support des deux camps, il est impensable de s’inscrire dans une stratégie productive de transition vers le numérique.

D’ailleurs, le pilotage des coûts et la performance économique est bien la priorité n°1 des DSI en 2016, comme le précise une étude du cabinet PwC. 71% des DSI interrogés dans ce cadre vont dans ce sens. « C’est l’effet “ciseau”, elles doivent tout à la fois investir dans l’entreprise de demain et travailler sur la transformation digitale en même temps qu’elles doivent délivrer de la performance au quotidien, et ce à budget constant ! », affirme d’ailleurs Gilbert Grenié associé responsable des activités de conseil aux DSI chez PwC.

Des relations encore fragiles, mais indispensables

De quoi alors modifier certes les modèles de financement,et de la fonction DSI dans l’entreprise, mais aussi poser les bases d’une nouvelle relation, aussi tendue soit-elle, entre les directeurs informatiques et les directeurs financiers. Mais déjà en 2014, la connexion entre DSI et DAF était évidente : un sondage publié lors du congrès DAF 2014 nous rappelait que pour un peu moins de la moitié des entreprises (27 sur 62) sondées, la DSI était déjà rattachée à la direction financière. Même si finalement –ce que nous révèle une autre étude – seulement 32% des DAF collaborent avec leur DSI.

Avec les nouvelles contraintes imposées par la volonté des entreprises à se transformer, les directions financières doivent aussi mettre en place de nouveaux indicateurs de performance. Et ainsi, mieux évaluer et contrôler la composante numérique. Et à son tour, le DAF doit se parer de nouveaux outils, capables de capter de nouveaux signaux et de nouvelles données générées par ce monde numérique. La boucle est bouclée.

Ce contexte est un des axes abordés dans le numéro 2 de notre série Relations Métiers, centrée cette fois-ci sur les directeurs financiers – le n°1 étant consacré au DRH. Dans ce numéro, qui est en téléchargement, certaines entreprises livrent leurs retours d’expérience sur à la fois la mise en place d’outils capables d’optimiser les fonctions finance, mais aussi d’autres portant sur la réduction des coûts. Notre publication propose également des conseils stratégiques, dont la vocation première est de vous accompagner dans la gestion des relations entre le DSI et les DAF.

 

Edité par Cyrille Chausson, Rédacteur en Chef

Source : lemagit.fr

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