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Semer une culture intermédiaire est une gageure. Il faut viser une bonne levée du couvert sans trop favoriser les repousses de céréales tout en limitant les coûts au maximum. L’implantation a souvent lieu sur un précédent céréales à paille sans labourer.

Semer un couvert végétal en interculture implique de pouvoir faire face à la gêne potentielle des pailles et à un risque de sécheresse élevé (selon les orages qui voudront bien tomber). Quand la pluie tombe peu après le semis, toutes les techniques d’implantation donnent satisfaction. C’est en condition hydrique limitante que les soins apportés au semis prennent toute leur importance.

Plusieurs techniques de semis possibles

Le semis sous la coupe : la graine est déposée sur le sol et recouverte de paille broyée. Elle impose un semis précoce. Les résultats sont plutôt bons avec des petites graines (crucifères en particulier…) en valorisant l’eau du sol qui reste à la moisson. Cette technique est très économique mais nécessite un peu d’attention lors de la récolte.

Le semis direct sur chaume : il permet de ne pas trop stimuler la levée des repousses, ce qui est intéressant pour semer dans un délai très court après moisson. La qualité des levées est aléatoire en conditions sèches (selon la quantité de paille que les disques peuvent bourrer dans le sillon). Les semoirs à dents adaptés au semis sur chaume donnent un meilleur contact sol-graine que les disques mais stimulent un peu plus la levée des repousses.

Le semis à la volée sur un outil de déchaumage juste après moisson : le semis après déchaumage peut donner des levées intéressantes mais l’utiliser directement sur chaume va favoriser une forte levée des repousses, ce qui peut parfois être gênant (étouffement du couvert semé, pression parasitaire…). On peut aussi installer des semoirs pneumatiques à petites graines sur le déchaumeur.

Le semis sur sol déchaumé : si les pluies ou l’humidité du sol permettent la levée des repousses après moisson, ces dernières devraient être moins abondantes dans le couvert. Semer un couvert sur sol déchaumé facilite le fonctionnement de certains semoirs, améliore le contact sol-graine mais a tendance à favoriser l’évaporation de l’eau du sol. La levée du couvert est souvent plus homogène sur sol déchaumé que dans le cas d’un semis direct sur chaume. En revanche, la levée est plus dépendante des pluies car la couche déchaumée est souvent desséchée. Le semis du couvert est également retardé d’au moins 10-15 jours par rapport à un semis juste derrière moisson, ce qui peut être gênant pour semer tôt des légumineuses au nord de la Loire.

Techniques de semis utilisables sur sol préalablement déchaumé

Le semis avec un semoir traditionnel ou adapté au semis direct : sécurise le bon enfouissement de grosses graines mais technique coûteuse. Le caisson du semoir permet d’avoir une bonne autonomie, même avec des grosses graines.

Le semis à la volée sur un déchaumeur : ce dernier peut détruire les adventices levées suite au premier déchaumage. Selon l’endroit où les semences tombent (devant des éléments de travail du sol comme des disques ou au niveau du rouleau), les graines seront plus ou moins enterrées, ce qui convient plus ou moins selon la taille des graines. Le semis à la volée sur déchaumeur est la technique offrant le meilleur rapport qualité-prix pour celui qui souhaite semer un couvert sur sol déchaumé.

Le semis à la volée (centrifuge ou pneumatique), éventuellement suivi d’un passage de rouleau : les graines restent en surface ou sont à peine enterrées. Les levées sont totalement dépendantes des pluies. Les crucifères comme la moutarde tolèrent plutôt bien ce mode de semis.

 
Source : terre-net.fr

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