3li aeronautique

Dans UsineNouvelle.com de lundi, François d’Ivernois, directeur Europe de LiveSource, place de marché en ligne spécialisée dans l’aéronautique et l’automobile, constate que si, « alimentée par l’augmentation du trafic aérien et par la défense, la filière aéronautique se porte bien et fait même figure de modèle dans le paysage industriel (…), quelques nuages menaçants apparaissent : les pratiques commerciales se sont durcies, fragilisant des fournisseurs que les grands donneurs d’ordres devraient plutôt tirer vers le haut (…). La hausse combinée des cadences de production exigées et de la pression pour faire baisser les prix a poussé beaucoup de fournisseurs au bout de leurs capacités et pourrait aller jusqu’à en mettre certains en péril si les objectifs continuaient à monter au même rythme. Le fait que les donneurs d’ordres réduisent le nombre de fournisseurs de rang un signifie que ces derniers doivent, mécaniquement, gérer plus de fournisseurs de rang deux et répercuter en cascade les pressions de prix et de cadences. Cette situation a également pour effet, de manière indirecte, de décourager et d’étouffer les efforts d’innovation, voire d’impacter la qualité (…). Cette pression n’étant pas tenable éternellement en l’état, la relation entre les deux parties doit s’inscrire dans une démarche différente (…).

Au-delà des questions de prix, c’est l’innovation qui permet de développer la compétitivité (…). Cette force d’innovation est encouragée par Airbus, qui a choisi d’impliquer et d’associer ses sous-traitants dès la conception de l’A350, en leur confiant plus de responsabilités (et donc des contrats plus importants). Plutôt que de faire pression sur eux pour tirer les prix toujours plus bas, Airbus a choisi de miser sur l’innovation et la fiabilité avec une approche collaborative. Et le succès est au rendez-vous. De plus en plus de compagnies aériennes sont séduites par l’A350 et ses innovations, au détriment de ses principaux concurrents (…).

Certaines mauvaises pratiques qui fragilisent aujourd’hui le secteur aéronautique sont très similaires à celles qui ont atteint, il y a quelques années, le secteur automobile. Or, le monde automobile a commencé à adopter l’innovation collaborative : de plus en plus, c’est dans les laboratoires de R&D des fournisseurs que sont imaginées et conçues les innovations. A l’industrie aéronautique de s’en inspirer ! ».
Par la modernisation de leur SI, avec la solution 3LI Dynamics AX2012 Aéro, les sous traitants de rangs 1 et niveaux inférieurs vont pouvoir faire face aux objectifs et aux enjeux induits par leurs donneurs d’ordres.

 

Source : Le-decolletage.fr

One thought on “Aéronautique et sous-traitance : la solution, c’est la collaboration

  • 29 mai 2015 à 14 h 17 min
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    Tout à fait, la collaboration entre les acteurs de l’aéronautique et leurs sous-traitants est désormais essentielle car ces derniers sont désormais présents et de plus en plus impliqués au sein des processus de production. De ce fait, les relations avec les donneurs d’ordres sont plus évoluées car les enjeux deviennent plus importants. L’installation d’une vraie collaboration peut donc permettre d’assurer des volumes de production plus importants.

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