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“Selon l’association Renaissance numérique, distribution, vente, alimentation et consommation, c’est toute la chaîne des actions et des acteurs, allant de la fourche à la fourchette, qui doit se repositionner face aux nouvelles pratiques collaboratives et à la mise en donnée de l’agriculture et des tendances de consommation.” Ph. AFP

Dans un Livre blanc publié par l’association Renaissance numérique, l’agriculture a beaucoup a gagné si la transformation numérique repense toute la chaîne. L’agriculteur pourra ainsi directement commercialiser ses produits auprès des consommateurs, sans avoir à passer par les intermédiaires distributeurs, dont la guerre des prix est montrée du doigt par la profession agricole dans la crise actuelle que connaît l’élevage français.

La transformation numérique de l’agriculture invite à repenser toute la chaîne. Elle dépasse également largement la question des nouveaux outils de production et concerne de la distribution à la consommation, selon un Livre blanc publié mercredi par le «think tank» Renaissance numérique, indique l’AFP. «Distribution, vente, alimentation et consommation, c’est toute la chaîne des actions et des acteurs, allant de la fourche à la fourchette, qui doit se repositionner face aux nouvelles pratiques collaboratives et à la mise en donnée de l’agriculture et des tendances de consommation», explique l’association, citée par l’agence de presse. Renaissance numérique préconise tout d’abord de garantir la couverture d’un réseau internet sans zone blanche pour éviter «de pénaliser les exploitations selon leur zone géographique».

Un mouvement est en effet en marche vers une agriculture «de précision» qui permet des prises de décision sur l’arrosage, la quantité des pesticides ou la date des semis basées sur une description et une analyse complètes des parcelles faites par des drones, des capteurs ou encore la vidéo. Mais ce type d’agriculture ne se développera véritablement que si le réseau internet est existant et se densifie. Aussi, Renaissance numérique propose également de travailler sur d’autres options comme les réseaux ultra-bas débit réservés aux objets connectés, ou la couverture mobile 3G, moins chers à installer que le cuivre ou la fibre.

Dans un climat de «défiance et de ras-le-bol des consommateurs et des agriculteurs», l’association voit également en internet un moyen de développer des circuits courts de commercialisation. Le numérique offre l’opportunité de «davantage de transparence dans un marché dont l’opacité préserve les acteurs traditionnels», ainsi qu’un «partage plus équitable de la valeur entre agriculteur et consommateur», selon l’étude. L’agriculteur pourra ainsi directement commercialiser ses produits auprès des consommateurs, sans avoir à passer par des intermédiaires distributeurs, dont la guerre des prix est montrée du doigt par la profession agricole dans la crise actuelle que connaît l’élevage français. Ce besoin de transparence peut également aller jusqu’à faire naître «des initiatives de mobilisation et de partage d’informations par les outils numériques de collaboration» sur l’origine ou la fraîcheur des produits grâce à des capteurs et autres objets connectés, une «traçabilité en peer-to-peer qui permet au consommateur de s’émanciper des labels existants».

 

Source : lematin.ma

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